Les années lumière

Les années lumièreLe jeune Jonas retrouve le vieux Yoshka dans un lieu hors-monde, sorte de no man’s lanci irlandais. Entre les deux personnages s’instaurent des rapports d’initiation et de brimades. Une suite de conflits — symboliques — émergera au fil d’un récit qui développe les thèmes de la liberté, de la nature, de l’initiation, du mythe… d’Icare. Car le rêve de Yoshka, c’est de voler dans les airs. Il charge Jonas (le messager) de lui trouver un aigle, puis, harnaché de ses ailes de plumes, Yoshka disparaît dans le ciel. On le retrouvera mort, les yeux dévorés par un aigle. Jonas reçoit alors le testament de Yoshka…Un film quasi-mythologique qui vient en complément de Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000» l’éternelle recherche par des marginaux d’un monde meilleur, différent, d’un équilibre. «Les années lumière» est un film beau, touchant et bien interprété. On regrette un peu !es lenteurs calculées de Tanner sur un sujet pourtant passionnant.

Tangos, l'exil de GardelTangos, l’exil de Gardel

Le tango, c’est l’âme du peuple argentin en exil, à Paris comme ailleurs. Pour Mariana (Marie La-forêt) c’est un moyen d’expression, une attache aux racines. Sa fille Maria vit aussi à Paris mais garde la nostalgie du pays. Et puis Juan Unos, Juan Dos, Carlos Gardel, autant d’exilés confrontés au même problème de quel pays sommes-nous ? D’un côté il y a l’insertion dans le pays d’accueil, de l’autre, les liens ténus du passé, les lettres, les coups de téléphone, l’espoir qu’un jour… Et puis entre les deux, il y a le tango dans un mélange de tragédie et de comédie. Poème onirique qui vibre aux accents latinos, Solanas entremêle Paris elle tango éternel comme s’ils étaient faits l’un pour l’autre. Un mélange de chorégraphies, de séquences abruptes, d’explosion de personnages quasi mécaniques, «Tangos, l’exil de Gardel» est une variation plus qu’étonnante sur le thème de l’exil. Ce film a obtenu à Venise, en 1985, le Grand prix spécial. Marie Laforêt joue une Mariana tout à fait volcanique et nous sommes tous des exilés.

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