Deauville : un festival de tous

Bonne affluence, au douzième Festival de Deauville, du 6 au 14 septembre dernier. Des attachés de presse plus «stars» que nature aux journalistes en folie, en passant par les staffs des majors compagnies américaines au grand complet, personne n’avait voulu manquer le rendez-vous annuel habituel. N’oublions pas non plus les vedettes indispensables au bon fonctionnement (et à la couverture médiatique) de tout festival qui se respecte. Côté américain, le cru 86 souffrait peut-être de la comparaison avec la brillante distribution qui, en 1985, comprenait Liz Taylor, Dustin Hoffman, Roger Moore, Debbie Reynolds et consorts. Cette année, on comptait beaucoup sur les venues de Bette Midler et Meryl Streep qui déclarèrent forfait pour cause de maternité, tandis que le réalisateur Sidney Lumet faisait faux bond pour cause de film à achever aux États-Unis. Autant de regrettables défections compensées par les présences de Tony Curtis, James Coburn et June Allyson, aussi sympathiques qu’ultra-professionnels. Peut-être même trop professionnel en ce qui concerne Curtis, dont les réponses impersonnelles aux questions qui lui étaient posées, lors d’une conférence de presse, en déçut plus d’un. La spontanéité était davantage de mise chez les nouvelles stars US présentes à Deauville.Scallop Shell in the Surf Rob Lowe, venu promouvoir «A propos d’hier soirs, avouait son béguin pour Steph’ de Monac’ entre deux balades sur les planches et un tête à tête remarqué avec Sophie Duez. La grande (1,85 m) Sigourney Weaver se remettait de l’éprouvant tournage de «Aliens» en découvrant, en compagnie de son mari, les charmes discrets de la côte normande. Côté français, la relève était assurée par l’équipe de «Je hais les acteurs», un film récompensé par le Prix Michel Audiard. Sophie Duez, Jean Poiret, Guy Marchand, Dominique Lavanant, Michel Blanc : autant de comédiens s’agitant à qui mieux mieux lors de la soirée qui leur était consacrée ou au bar de l’hôtel Normandy. Autres têtes d’affiche croisées : Jean-Jacques Beineix, imberbe et d’humeur exquise avec les jeunes chasseurs d’autographes, Christophe Malavoy discret et ne ratant aucune projection, Fiona Gélin déjeunant suries planches en compagnie de Jacques Penot et de l’adorable Kristin Scott-Thomas, partenaire de Prince dans «Under the Cherry Moon». Pour sa part, Zabou en profitait pour nous distiller son «Adélaïde» en compagnie d’Arnold Turboust, face aux caméras de «Zénith». Le soir, tout ce beau monde se retrouvait, au Théâtre du Casino de Deauville, pour le plaisir de visionner des films jusqu’à plus soif. Parmi les œuvres les plus remarquées : «La couleur pourpres de Spielberg, le très beau (et très discuté) «La brûlures avec Meryl Streep et Jack Nicholson, «Trouble in mind» d’Alan Rudolph, avec Kris Kristofferson et Geneviève Bujold, «Aliens», «Ratboy», une sorte d’«Elephant man» version rongeur, réalisé par Sondra Locke, alias Mme Clint Eastvvood à la ville. Cela sans oublier les deux films interprétés par la divine, l’«hénaurme» Bette Midler, «Le clochard de Beverly Hills» et, surtout, «Y a-t-il quelqu’un pour tuer ma femme ?». Voilà de quoi nous faire attendre avec impatience le prochain Festival de Deauville, le treizième pour être plus précis. Espérons que les organisateurs ne soient pas trop superstitieux…

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